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ILS ONT DIT

 

 

Voici ce que des acteurs, metteurs en scène, écrivains, et autres personnes ont dit sur le théâtre.

 

 *Bertolt Brecht*

Sur le plateau le comédien ne va jamais jusqu'à se métamorphoser intégralement en son personnage. Il n'est pas Lear, Harpagon...... il montre ces gens.

 

 *Peter Brook*

Le théâtre...une manière de faire sortir de chacun ce qui, sans cette occasion, resterait caché.

Pourquoi improviser ? D’abord pour créer une atmosphère, une relation, mettre tout le monde à l’aise, permettre à chacun de se lever, de s’asseoir, sans que cela crée un drame. On cherche d’abord la confiance, pour lutter contre la peur...Ce qui bloque le plus le monde aujourd’hui, c’est la parole. Il ne faut donc pas commencer avec la parole, les idées, mais avec le corps. Le corps libre est le premier pas.

Un théâtre qui oublie de s'adresser à la jeunesse est un théâtre moribond.

 

*Vaclav Havel*

Le théâtre est la seule expression où l'homme s'adresse à un autre homme, chaque jour, maintenant et sans arrêt (...) Il est un lieu de rencontres entre les hommes, un espace d'une existence humaine authentique qui se dépasse pour témoigner sur le monde, sur elle-même. Il est un lieu de dialogue vivant, unique et inimitable qui parle de la société et de ses tragédies, de l'homme, de son amour, de son mal et de sa haine. Le théâtre est un foyer spirituel de la communauté humaine, le point de cristallisation de sa vie spirituelle, c'est un espace de sa liberté et de son consentement.

 

 

*Gilbert Caillat, Raymond Citterio, Denise Gaspard-Huit, Catherine Marion. *

Or, on le sait : faire du théâtre avec des élèves c’est d’abord casser, de façon systématique, les habitudes scolaires ; c’est bannir sans cesse le geste redondant par exemple. En classe l’élève qui “récite” et “fait des gestes” est généralement bien noté, alors quand il vient à l’atelier, il faut lutter contre cette manie et lui faire comprendre que ce que le texte dit, les gestes n’ont pas à le dire(à moins d’une intention particulière et toujours volontaire.J.Mayer), que le geste doit prendre le relais de la parole.

Quelle image du théâtre et quelle image de l’école veut-on donner ? ...pour qu’un spectacle soit réussi, il faut sans doute que dans son caractère festif il soit organisé de façon parfaitement rigoureuse.

Le jeu et le travail. Tout le monde admet qu’un (élève) musicien puisse reprendre pendant des heures la même note de piano, chacun sait que le sport exige un entraînement régulier et intensif, et personne ne serait satisfait de franchir cinquante centimètre en hauteur. C’est dire que l’on sait que la répétition, l'entraînement, la persévérance, la patience, la concentration sont nécessaires à l’apprentissage et que le plaisir ne vient qu’après l’effort(ou en même temps:J.Mayer). Or curieusement, quand il s’agit de théâtre, on met en avant la notion de plaisir, comme si jouer était facile et donné à tout le monde pourvu qu’on soit un peu extraverti ou simplement cabotin.

 

 *Armand Gatti*

Nous devons, pour que chacun travaille et donne le meilleur de lui même, faire en sorte que les inhibitions et les prudences, que les maladresses de l’individu, soient, ”le talent du personnage”.

 

*Jerzy Grotowski*

La technique de l’acteur saint est une technique inductive c’est à dire une technique d’élimination, tandis que celle de l’acteur courtisan est une technique déductive c’est à dire une accumulation de ficelles.

 

L'art ne peut être tenu par les lois de la moralité commune ou par le catéchisme. L'acteur est créateur, modèle et création fondus en un. Il ne doit pas être impudique car cela mène à l'exhibitionnisme. Il doit avoir du courage, mais pas le courage de s'exhiber - un courage passif pourrions-nous dire: le courage d'être désarmé, le courage de se dépouiller lui-même. Ni ce qui touche la sphère intime, ni la mise à nu de tout son être ne doivent être considérés comme mauvais aussi longtemps que dans le processus de préparation ou dans le travail achevé ils restent un acte total de la sincérité charnelle.

Un acteur ne peut être guidé et inspiré que par quelqu'un qui se donne à fond à son activité créatrice. Le metteur en scène, tandis qu'il guide et inspire l'acteur, doit en même temps se laisser guider et inspirer par lui. C'est une question de liberté, de travail conjoint, et cela n'implique pas un manque de discipline mais le respect de l'autonomie des autres. Le respect de l'autonomie de l'acteur ne signifie pas une absence de loi, un manque d'exigence, ni le remplacement de l'action par des flots continus de paroles. Au contraire, le respect de l'autonomie signifie des exigences, l'attente d'un maximum et la révélation personnelle. Ceci entendu, la sollicitude pour la liberté de l'acteur peut naître seulement de la plénitude du guide et non de son absence de plénitude. Une telle absence implique l'imposture, la dictature, le dressage superficiel.

 

Donc, le point essentiel est que l'acteur ne doit pas tenter d'acquérir des recettes en tous genres ni de se constituer une « boîte à trucs ». Il n'y a pas de place pour collectionner toutes sortes de moyens d'expression. La force de gravité dans notre travail s'exprime par la volonté de briser les barrières, de rechercher le « sommet », la totalité. Le premier devoir de l'acteur est de comprendre le fait qu'ici, personne ne veut rien lui donner ; au contraire, ils ont l'intention de prendre beaucoup de lui, d'enlever ce à quoi il est d'ordinaire très attaché : sa résistance, ses réticences, son inclination à se dissimuler derrière des voiles, son demi-engagement, les obstacles que son corps dresse sur la voie de l'acte créateur, ses habitudes et même ses « bonnes manières » habituelles.

 

*Louis Jouvet*

Dès sa création une œuvre porte en elle trois tendances, trois principes déformants, trois pièces distinctes : celle que l'auteur croit avoir écrite, celle que les comédiens jouent et celle que la majorité des spectateurs croit entendre.

Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine

 En l'absence de vraies célébrations, maîtres et élèves, précepteurs et dauphins, acharnés à communiquer et à s'expliquer, ont employé des modes de connaissance extradramatiques et contradictoires, puisés dans les canaux parallèles, mais indépendants, de la littérature, de l'analyse logique, de la morale et de la récitation.

Ce bagage, ce viatique que l'univers envie à nos écoliers ne font le plus souvent que les alourdir et les dérouter : juxtaposer l'explication des textes à leur récitation vocale ne peut engendrer que trouble ou confusion. Il y a entre le texte d'un personnage et la réalité substantielle ou imaginaire de ce personnage une dissemblance irréductible.

Aucune des manifestations du théâtre n'obéit à une " ligne de conduite ". Aucun des gestes ou des rites du vrai théâtre ne procède d'une " tendance ". Il n'y a de recherches et de préoccupations que dans le vague, l'absent, l'indéterminé : dans le chaos. Les extraordinaires réussites de notre théâtre français ne furent obtenues, ne se sont confirmées, que dans une persistante collision des sentiments et des idées. Un ordre théâtral ne s'institue que par un long désordre.

 

*Marcel Maréchal*

Le théâtre a été un instrument de libération personnelle. C’est un outil d’éducation et de communication à une époque où la tendance est au repli sur soi.

 

*Martine Abdallah-Pretceille*

Le souci premier de l’enseignant ne sera pas de faire parler l’enfant, mais de l’aider à se mettre en communication avec ses camarades par le jeu et par l’action, qui sont autant d’indices d’une insertion consentie dans le vécu de la classe et de l’école

 

  *Cl. Pujade-Renaud*

 Les hommes ont laissé leur corps se taire et ne parlent plus qu’avec leur bouche....La primauté du verbal, mais plus gravement encore peut-être le clivage établi entre le verbal et le corporel réduisent le corps au silence...

 

*Anne Ubersfeld*

 ...le plaisir théâtral tient pour une part considérable à cette construction visible et tangible d'un fantasme que l'on peut vivre par procuration sans être tenu de le vivre pour soi, dangereusement.

 

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